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Échanges avec ECOLO en 2019

Courrier reçu ce dimanche 7 juillet 2019

Voici un courrier brut reçu ce dimanche 7 juillet par Nicolas Pettiaux.

En vacances, je laisse d'autre s'assurer que sa présentation soit bonne …

à remettre en forme ci-dessous

Objet Re: Lignes directrices : Wallonie - FWB De ECOLO Info info@ecolo.beAdd contact À nicolas@pettiaux.beAdd contact Date Dim 21:09 Bonsoir Monsieur,

Votre courriel nous est bien parvenu et retient notre meilleure attention. Jean-Marc Nollet en a pris connaissance et vous en remercie.

Nous le transmettons à celles et ceux qui ont pris part au travaux de suivi “coquelicot” afin qu'ils et elles prennent connaissance de vos commentaires et propositions.

Nous vous présentons, Monsieur, nos meilleures salutations.

  • Chantal Jacquet
  • /⁠Cellule d'Appui -⁠ /⁠****Ecolo
  • tél :22 78 71
  • adresse :avenue de Marlagne, 52 – 5000 Namur * **web **: *www.ecolo.be http://www.ecolo.be/ https://WWW.FACEBOOK.COM/ECOLO/?FREF=TS https://TWITTER.COM/ECOLO?LANG=FR https://www.instagram.com/ecolobe/ -⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠ Message transféré -⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠ Sujet : Re: Lignes directrices : Wallonie -⁠ FWB Date : Sat, 06 Jul 2019 17:19:15 +0200 De : Nicolas Pettiaux nicolas@pettiaux.be Répondre à : nicolas@pettiaux.be Organisation : Nicolas Pettiaux Pour : ECOLO Info info@ecolo.be Copie à : MARON Alain alain.maron@ecolo.be, zoe.genot@ecolo.be, barbara.tratche@ecolo.be, Hellings, Benoit benoit.hellings@ecolo.be, jean-marc.nollet@ecolo.be, VAN OSTA Vincent vincent.vanosta@ecolo.be, zakia.khattabi@ecolo.be Bonjour, Je relaie ici les commentaires des acteurs avec lesquels je partage les réflexions sur le numérique et le libre dans l'enseignement. Nous vous remercions beaucoup pour votre communication des « lignes directrices » des programmes de gouvernement pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous avons parcouru ces documents avec grand intérêt. Il nous semble que dans chacun des documents, il pourrait être intéressant d'écrire « faire de la Société une société du partage plutôt que de la possession » (ou de la propriété). Il est en effet assez clair qu'un tel changement d'état d'esprit (partager plutôt que posséder) est de nature à instiller l'idée que nous devons partager la Terre, le climat, les ressources de toutes natures, plutôt que chacun chercher à en avoir une plus grande part personnelle. C'est ceci qui est à la base du capitalisme et de ses dérives. Si on partageait, on serait plus accueillant, plus bienveillant, plus soucieux de ne pas épuiser les ressources de la Terre mais plutôt les partager avec nos enfants et petits-enfants … donc aussi plus soucieux du climat et de tout ce qui y touche, et d'une économie plus redistributive. Nous sommes persuadés qu'un tel accent général (partager plutôt que posséder) serait aussi pionnier en Europe et peut-être dans le monde, et traduirait la générosité que nous voulons tous pour notre Société. Ceci aura aussi de nombreux effets collatéraux sur la limitation de la consommation des ressources et donc sur le climat en général et tout ce qui y a trait. D'autre part, comme enseignants et particulièrement personnes qui pensons que la Société n'a pas de futur sans des investissements principalement dirigés vers la formation de toutes et tous, et promoteurs depuis plusieurs décennies des idées de partages et développements collectifs et collaboratifs dans les écoles, comme de préservation de celle-ci des influences trop importantes des secteurs marchands, nous somme un peu déçu de ne pas trouver dans vos documents de traces des logiciels libres et des idées associées comme c'était le cas dans les déclarations de politiques générales de 2009-2014 (voir notamment pages 148 à 150 de la déclaration de politique communautaire 2009-2014 et 213-214 de la déclaration de politique wallonne 2009-2014 en annexe). Voir ci-dessous. Dans vos textes, nous pouvons lire dans le document pour la FWB: 1) • Ancrer les compétences numériques comme savoir à part entière. 2) • Offrir à tous les élèves, dès leur plus jeune âge, une éducation solide et critique aux médias, au décodage de l’information, avec une attention particulière aux nouveaux supports comme les réseaux sociaux. Il s’agit notamment d’augmenter les moyens du Conseil supérieur de l’éducation aux médias et en pérennisant et élargissant l’opération « Ouvrir mon quotidien » vers l’enseignement secondaire et supérieur et vers les versions numériques des journaux quotidiens, l’opération « Journalistes en classe », ainsi que de lutter contre la désinformation (fake news) par la création d’outils pédagogiques ; Le premier point 1) nous parait trop général et donc pas assez précis. Si nous sommes en effet particulièrement préoccupés du peu de compétences numériques de l’entièreté des acteurs de nos pays (et donc sommes promoteurs des conférences educode 2018 et 2020 pour former notamment les enseignants aux outils numériques et au codage, témoignage de nos préoccupations très fortes en ces matières donc), nous pensons que dire « les compétences numériques comme savoir à part entière » ne reflète pas réellement leur diversité de manière assez précise pour être traduit dans des actes. Les compétences numériques existent comme des outils et sont aujourd'hui transversales dans toutes les autres, comme le sont la capacité d'expression et de calcul. Les compétences numériques doivent bien sûr être développées, mais nous pensons qu'elles ne peuvent pas constituer de corps de savoir en tant que tels et donc devenir des « savoirs à part entière ». On ne pourra que « enseigner les mathématiques autrement avec le numérique » et cela pour toute matière. On pourrait compléter votre second point 2) relatif à l'éducation aux médias et ajouter une « éducation à la pensée informatique » et donc des éléments propres au numérique comme le codage, la manipulation d'outils numériques comme des savoirs. Tout ce qui touche par contre à la pensée informatique est de nature à constituer un corps de savoir. Nous vous invitons (comme ce fut le cas en 2009-2014) à ajouter aux déclarations que vous nous avez transmises, les points qui restent toujours d'actualité et étaient présent en 2009-2014. Comme nous l'avons écrit dans https://wiki.educode.be/doku.php/pourquoi_le_libre_est-il_incontournable_a_l_ecole, nous vous invitons à réfléchir aux idées telles que celles-ci : -⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠ Pouvons nous imaginer en 2019, dans les enseignements, qu'en biologie par exemple, l'enseignant explique la fonctionnement du corps humain et interdise de faire des dissections ? Ou qu'il explique la reproduction humaine mais ne puisse ni parler de sexe ni des émotions ? Ou en mathématique, qu'il explique le théorème de Pythagore (vous savez bien, dans un triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des 2 autres cotés) sans donner à un moment ou à un autre la démonstration et en interdisant aux élèves de chercher celle-ci par leurs propres moyens ? Et qu'en plus il ou elle dise « j'ai partagé de la connaissance avec toi, mais tu ne peux pas la redistribuer à ton tour, la partager ou même la vendre sans venir me demander l'autorisation et la permission. » C'est tout simplement impensable, n'est-⁠ce pas ? Pourquoi en est-il autrement en matière de numérique et d'informatique alors ? Pourquoi montre-t-on des outils informatiques aux élèves en leur disant dans la foulée « tu ne peux pas examiner le fonctionnement de l'outil, tu ne peux pas le modifier, tu ne peux pas le redistribuer ». La seule manière de ne pas imposer de telles limites est d'enseigner avec des logiciels libres qui aujourd'hui existent pour tous les systèmes d'exploitation d'ordinateurs de bureau (Debian GNU/Linux, Ubuntu GNU/Linux, MacOS,Microsoft Windows) mais aussi de smartphones et tablettes (android, sailfishOS, iOS …) pour ne citer que les plus courants. Les logiciels libres viennent avec des libertés, pas des restrictions. Aujourd'hui, un logiciel est considéré comme libre, au sens de la Free Software Foundation (FSF), s'il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3 pour la FSF) : (0) la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages ; (1) la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins ; (2) la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ; (3) la liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté. L'accès au code source est une condition d'exercice des libertés (1) et (3). -⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠-⁠ Voici donc les propositions à ajouter dans les 2 déclarations les éléments suivants POUR LA FEDERATION WALLONIE-⁠BRUXELLES La promotion des standards ouverts et des logiciels libres ========================================================== Les standards ouverts et les logiciels libres sont des outils indispensables pour assurer l’accessibilité de tous aux technologies de l’information tout en garantissant la liberté de chaque utilisateur. Le développement du logiciel libre est un phénomène mondial de travail collaboratif à travers lequel, des communautés d'utilisateurs et de développeurs de logiciels s'entraident pour produire des logiciels de qualité. Ils contribuent à réduire la fracture numérique dans de nombreux pays, en particulier dans le Sud. En ce sens, le Gouvernement s’engage à : • promouvoir et utiliser, dans la mesure du possible, les standards ouverts et les logiciels libres dans les administrations publiques, OIP et les cabinets ; • développer les formations aux logiciels libres, notamment ceux d’usage courant dont la portée pédagogique est confirmée ; • promouvoir l’usage des logiciels libres dans les administrations et les cabinets ministériels dans le respect des règles de concurrence et de marchés publics ; • requérir, lors de la passation des marchés publics relatifs aux systèmes d’information demandant des développements sur mesure, d’être propriétaire des codes sources ou d’en avoir la disponibilité selon une licence libre reconnue ; • adapter les cahiers des charges des marchés publics pour des développements sur mesure afin de favoriser l’accès de tous les opérateurs, dont les PME, à ces appels d’offre ; • promouvoir l’utilisation des logiciels libres auprès des citoyens et des entreprises, notamment par des actions de sensibilisation et/ou de formation ; • promouvoir l’utilisation des logiciels libres au sein des écoles ; • plaider en faveur d’une plus grande interopérabilité des systèmes. Le soutien aux contenus de qualité, libres d’accès, indépendants et accessibles au plus grand nombre La société de l’information se caractérise par des flux continus et diversifiés de contenus et par une accessibilité immédiate à ceux-ci. Pour le Gouvernement, il est essentiel d’aller au-delà de cette dimension et d’encourager le développement d’une société de la connaissance, c’est-à-dire l’émergence d’un large domaine public et gratuit sur internet qui présente toutes les garanties de qualité et qui soit accessible à tous et, notamment, aux personnes handicapées. Concrètement, pour encourager le développement connaissance, le Gouvernement s’engage à : • favoriser l’émergence d’un domaine public riche en contenus, notamment par la numérisation des archives appartenant aux institutions culturelles ou scientifiques régionales, la mise en ligne d’études, de documents à vocation publique, des supports de cours,… ; • entamer la réflexion en vue d’assurer l’hébergement de plateformes d’accueil d’outils WEB 2.0 dans le cadre de ses compétences ; • susciter la participation citoyenne, particulièrement en encourageant les « communautés d’utilisateurs », pour une mise en commun et un partage des savoirs ; • encourager l’utilisation des standards ouverts pour garantir un accès libre des citoyens à tous les contenus ; • augmenter le nombre de sites labellisés anysurfer, accessibles aux personnes à besoins spécifiques (malvoyants, malentendants, sourds,…) ; • multiplier les accès à internet, notamment en poursuivant le développement des espaces publics numériques pour permettre aux citoyens qui n’ont pas d’ordinateur, d’accéder dans un local public à l’informatique et à internet, tout en poursuivant les actions menées en vue de favoriser l’achat d’un ordinateur par les ménages les plus démunis. POUR LA WALLONIE Promouvoir l’utilisation des standards ouverts et les logiciels libres ====================================================================== Les standards ouverts et les logiciels libres sont des outils indispensables pour assurer l’accessibilité de tous aux technologies de l’information tout en garantissant la liberté de chaque utilisateur. Ils ont ainsi une influence sur la position compétitive de nos entreprises, particulièrement celle des petites et moyennes entreprises, et sur l’innovation technologique. Au niveau wallon, le Gouvernement s'engage à : • promouvoir et utiliser, dans la mesure du possible, les standards ouverts et les logiciels libres dans les administrations publiques, organismes d’intérêt public et les cabinets ministériels ; • développer une plate-forme d’échange, de coopération et d’information en matière de logiciels libres et de standards ouverts entre tous les acteurs publics actifs dans le domaine des technologies de l’information ; • promouvoir l'utilisation des logiciels libres auprès des citoyens et des entreprises, notamment par des actions de sensibilisation et de formation ; • promouvoir et former à l’utilisation des logiciels libres au sein des écoles ; • plaider en faveur de la plus grande interopérabilité des systèmes ; • requérir lors des marchés publics relatifs aux systèmes d’information demandant des développements sur mesure, d’être propriétaire des codes sources ou d’en avoir la disponibilité selon une licence libre reconnue ; • adapter les cahiers des charges des marchés publics pour des développements sur mesure afin de favoriser l’accès de tous les opérateurs dont les PME à ces appels d’offre. 7. Défendre un contenu de qualité, libre d’accès, indépendant et accessible au plus grand nombre Pour le Gouvernement, il est essentiel d’encourager le développement d’une société de la connaissance, c’est-à-dire l’émergence d’un large domaine public et gratuit sur internet qui présente toutes les garanties de qualité et qui soit accessible à tous et, notamment, aux personnes handicapées. Pour y parvenir, le Gouvernement propose de : • favoriser l’émergence d’un domaine public riche en contenus, notamment par la numérisation des archives appartenant aux institutions culturelles ou scientifiques régionales, la mise en ligne d’études, de documents à vocation publique … ; • entamer la réflexion en vue d’assurer l’hébergement de plateformes d’accueil d’outils web 2.0 dans le cadre de ses compétences ; • développer la participation citoyenne, particulièrement en encourageant les « communautés d’utilisateurs », pour une mise en commun et un partage des savoirs ; • encourager l’utilisation des standards ouverts pour garantir un accès libre des citoyens à tous les contenus ; • augmenter le nombre de sites accessibles aux personnes handicapées labellisés anysurfer, (aveugles, malentendants, sourds…) et assurer ainsi l’exemplarité des pouvoirs publics ; • inscrire toutes les initiatives dans l’objectif de neutralité du net au niveau de l’accès. AU plaisir de vous lire Nicolas Pettiaux Le 2019-⁠07-⁠05 23:50, ECOLO Info a écrit :
       Bonsoir,
       Nous avions proposé il y a une semaine maintenant et dans le cadre
       de la formation des Gouvernements de Wallonie et de la Fédération
       Wallonie-⁠Bruxelles, d’ouvrir la discussion à des représentants de
       la société civile.
       Vous avez répondu positivement à notre invitation. Nous tenons à
       vous remercier chaleureusement de l'intérêt ainsi marqué pour cette
       initiative de consultations et de rencontres.
       Vous avez pris le temps de partager avec nous vos propositions
       oralement et/⁠ou par écrit ; nous avons écouté avec grande attention
       et pris connaissance des contributions avec intérêt.
       C'est donc, tout naturellement que nous vous adressons les deux
       textes, enrichis comme annoncé par les échanges et contributions et
       tels qu'ils ont été envoyés aux Parlementaires wallons et de
       communauté.
       Nous vous en souhaitons bonne lecture.
       Nous restons bien entendu à votre écoute car comme vous le savez, le
       processus n'est pas terminé et pour nous, c'est essentiel et nous en
       avons l'intention, nous allons poursuivre le dialogue.
       Cordialement,
       Zakia KHATTABI et Jean-⁠Marc NOLLET
       Co-⁠présidents d'Ecolo
    – Nicolas Pettiaux -⁠ PhD -⁠ nicolas@{educode,pettiaux}.be -⁠ Président de Educode asbl Informer, former et susciter la réflexion des acteurs du monde de l'enseignement face aux évolutions d'un monde numérique -⁠http://2019.educode.be &http://2018.educode.be – Jean-⁠Marc Nollet
lepacte2019-ecolo.txt · Dernière modification: 2019/07/08 07:59 par npettiaux